Fin de la session extraordinaire : petit bilan

Ce 9 août 2017 avait lieu la dernière séance de la session extraordinaire. Nous ne reviendrons dans l’hémicycle que dans plus d’un mois et demi. De grosses vacances en perspective pour les députés, qui seront studieuses pour certains, bien plus détendues pour d’autres. Notons que certains étaient déjà partie en vacances, vu les bancs vides autour de moi. Pour ma part, j’ai des projets de voyage dans plusieurs pays de l’Union européenne, pour rencontrer mes homologues, mes camarades parlementaires européens. Je vous en reparlerai bientôt.

Aujourd’hui, nous avions donc une séance de QAG (questions au gouvernement), mais surtout la lecture définitive du projet de loi organique sur la confiance dans la vie publique. J’ai voté pour cette loi organique, qui contient la suppression symbolique de la réserve parlementaire. Notons l’amusante demande de renvoi en commission des communistes.

Mais donc, quel bilan pouvons-nous faire de cette session extraordinaire (en opposition à la session ordinaire qui se déroule d’octobre à juin) ? Ben, c’est faible, très faible. Prolongation d’état d’urgence liberticide, loi d’habilitation pour des ordonnances dont le contenu est toujours en partie inconnue, petite loi sur la moralisation. Mais pourquoi avoir organisé une session extraordinaire avec un programme aussi faible ? Pourquoi ne pas avoir présenté une vraie réforme de rénovation du fonctionnement des institutions, au lieu de faire passer des mesurettes ?

Nous avons voté en scrutin public environ 120 fois (la table des scrutins publics est disponible ici). Nous avons examiné des centaines d’amendements. Et cela dans une cacophonie invraisemblable, où les députés du groupe majoritaire se cherchent une raison d’être là et où les membres de l’opposition s’opposent frontalement au gouvernement pour le plaisir. Tout ça n’est pas sain.

Au lieu de provoquer cette session extraordinaire qui n’aura pas servi à grand chose, à part sans doute à dévaluer encore plus la fonction parlementaire, nous aurions dû prendre le temps de la réflexion. Mais peut-être qu’il n’est pas possible de chercher le consensus dans notre pays.

Je sors de ce premier mois et demi de mandat un brin désabusé. La précipitation pour faire passer des textes mal préparés me semble très dommageable pour le standing du travail parlementaire. Sans même parler des petites polémiques qui ont ponctué ces premières semaines.

Pour finir sur une note plus positive, je tiens à dire que j’ai rencontré de nombreux députés ouverts et motivés, avec lesquels j’espère qu’il sera possible de faire des choses intéressantes dans le futur.

 

 

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s