Discours de politique générale : bons et mauvais points

Le lendemain du discours du Président Macron (dont mon commentaire se trouve ici), nous avons donc assisté au discours de politique générale du Premier ministre Édouard Philippe. Nous avons ensuite écouté les réactions des responsables des différents groupes parlementaires, puis nous sommes passés au vote de confiance.

Alors, qu’ai-je voté ? J’ai décidé de m’abstenir. Pour le vote des lois, je ne m’abstiendrai pas, je donnerai toujours un avis net, pour ou contre. En revanche, dans ce cas précis, vu qu’il y a des points intéressants qui ont été développés (ainsi que des mauvais points dont je vais également parler), j’ai décidé qu’il n’était pas utile de s’opposer de manière frontale. Je laisse ça aux extrémistes des deux bords.

Je l’avoue néanmoins, j’ai hésité après les premières annonces concrètes, qui ont concerné le domaine de la santé. La hausse des taxes sur le tabac, les nouveaux vaccins obligatoires, et plus globalement un interventionnisme affirmé sur la santé, ce sont des choses abominables pour moi, car il s’agit une fois de plus d’infantiliser nos concitoyens. L’augmentation de plusieurs allocations (AAH, minimum vieillesse, prime d’activité) ainsi que le remboursement complet des lunettes et des soins auditifs et dentaires est exemplaire du socialisme dont notre pays n’arrive pas à se sortir.

Le Premier ministre a également parlé de la fin de l’état d’urgence. Formidable, sauf qu’entre-temps nous allons voter (pas moi, je vous rassure) sa sixième prolongation et, bien plus important, certaines des mesures de l’état d’urgence seront incorporées dans la loi ordinaire, ce qui est grave.

La suppression de la taxe d’habitation est un tour de passe-passe indigne. L’énième hausse de la CSG, impôt indolore, est inadmissible. Et la suppression de l’ensemble des charges au niveau du SMIC est un mauvais signal, puisque c’est encourager la smicardisation de la société.

Le retour de la conscription (car, même si cela prendra une forme sans doute moins militaire que par le passé, c’est tout de même de cela dont il est question) est une régression grave. Et puisqu’on en est au chapitre sur la jeunesse, je ne suis absolument pas convaincu par la réforme annoncée du baccalauréat. Dommage puisque son analyse de la situation éducative dans notre pays était très bonne.

Mais alors, si d’aussi nombreux points me hérissent le poil, pourquoi me suis-je abstenu ? Eh bien, parce que malgré la tonalité étatiste classique, il y avait également des éléments encourageants. La réduction annoncée du nombre de fonctionnaires, la diminution de l’impôt sur les sociétés, et surtout sa phrase sur l’addiction française à l’argent public, ce sont des choses qui vont dans le bon sens.

En tant que non-inscrit, je n’ai pas pu faire d’intervention hier à la tribune. Il n’y avait qu’une seule plage de cinq minutes pour les non-inscrits, et c’est Jacques Bompard qui a emporté la mise, en cliquant plus vite que son ombre sur le formulaire d’inscription. Je me rattraperai la prochaine fois !

Nouveau très mauvais point (après le discours de lundi) pour mes collègues Marcheurs, qui ont pollué le discours par leurs applaudissements incessants.

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